08.02.2010

Congrès E&R 27-28 mars Paris

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03.02.2010

Casapound occupe le centre Fiat à Rome

Non aux délocalisations !

Japon : un maire anti-américain élu à Okinawa

 
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 « Le candidat opposé à la construction d’une nouvelle implantation militaire a remporté le scrutin municipal de Nago. Tokyo n’a guère d’autre choix que de trouver un site hors de l’île Rarement une élection locale aura eu autant d’implications politiques intérieures et internationales que celle, dimanche, du maire de Nago (60’000 habitants) au centre de l’île principale de l’archipel d’Okinawa. Son principal enjeu était le déplacement de la base militaire américaine de Futenma à Henoko, village de la côte orientale de la municipalité de Nago. Un projet à l’origine de tensions entre les Etats-Unis, qui s’impatientent, et le Japon, qui entend tenir compte de l’opinion de ses habitants. La victoire à l’arraché (52% des voix) du candidat opposé à la construction de la nouvelle base, Susumu Inamine, 64 ans, est un message explicite de la population à Tokyo et à Washington.

Depuis plus de deux mille jours, indique une pancarte, les militants d’une dizaine de hameaux des environs de Henoko surveillent la mer émeraude coupée au loin par l’écume d’une barre de corail. Devant leurs tentes s’ouvre la baie d’Oura, avec ses plages de sable blanc, ses criques rocheuses et ses îlots plantés de pins, qui devrait être partiellement remblayée pour y construire la nouvelle base dotée de deux pistes en forme de V de 1800 mètres chacune. La disparition sous une chape de béton de ce paysage enchanteur avec son récif de corail bleu, ses dugongs (espèce protégée de mammifères marins), ses îlots – lieux ancestraux de prière du culte animiste – et ses mangroves a cristallisé l’opposition aux bases américaines à Okinawa.

La lutte des communautés de pêcheurs et d’agriculteurs cultivant la canne à sucre et le maïs de Henoko s’inscrit dans un mouvement de résistance de plus d’un demi-siècle à la présence militaire américaine. “Longtemps, beaucoup d’habitants d’Okinawa semblaient résignés” dit Yoichi Iha, maire de Ginowan (90000 habitants). “Quoi qu’ils subissent ou quoi qu’ils fassent pour protester, l’Etat n’en tenait pas compte. Ce n’est plus le cas désormais.Exigeant l’évacuation de la base de Futenma et son cortège de nuisances (bruits, accidents, criminalité), Yoichi Iha est aussi opposé à son transfert en un autre lieu à Okinawa. […]

Les deux tiers des 47000 soldats américains déployés au Japon se trouvent à Okinawa. L’Archipel, qui ne représente que 0,6% de la superficie totale du pays, accueille 34 bases ou cantonnements et 15 champs de manœuvre. Jusqu’en 1972, Okinawa a été sous l’administration des Etats-Unis. La rétrocession au Japon n’a rien changé à la présence des bases ni entamé les privilèges d’extraterritorialité des troupes américaines. […] Aux dégâts environnementaux causés par le remblaiement de la baie d’Oura s’est ajouté le sentiment de beaucoup d’avoir été dupés : en débit des substantielles subventions de l’Etat pour faire accepter le projet, le chômage atteint 12,9% [plus du double de la moyenne nationale] et les contrats de génie civil sont allés aux géants du secteur, laissant des miettes aux entreprises locales explique Mme Estuko Urashima, activiste d’un mouvement de citoyens à Nago.

Le mécontentement populaire a incité les conseillers municipaux à passer, un à un, du côté des opposants. A Tokyo, le vent avait tourné. Le Parti démocrate du Japon du premier ministre Yukio Hatoyama, au pouvoir depuis septembre, s’est engagé à renégocier l’accord de 2006. A la suite de l’élection de Susumu Inamine, Tokyo n’a guère d’autre choix que de trouver un site, hors d’Okinawa, pour transférer la base de Futenma et d’affronter le mécontentement des Etats-Unis. »

 

Le Temps, 26 janvier 2009

31.01.2010

Alain Soral - La France, l'Islam & les Banlieues

 

 

Le Mouvement citoyens genevois à la conquête de la Suisse romande

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Avec Jonathan Newton (à g.), président du Mouvement citoyens vaudois, et David L’Epée (au centre), président du Mouvement citoyens neuchâtelois, le Mouvement citoyens romands est né. 

 

Eric Stauffer l’avait annoncé en octobre dernier : le Mouvement citoyens genevois (MCG) avait l’ambition de s’étendre en Suisse romande. Aujourd’hui, le président dévoile que deux nouvelles sections ont été créées dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel. Fribourg et le Jura devraient prendre le même chemin. «Le Mouvement citoyens romands (MCR) est officiellement en marche», assure Eric Stauffer.

Ce dernier a décidé de miser sur de jeunes leaders pour lancer les sections cantonales. Dans le canton de Vaud (MCVD), c’est Jonathan Newton, 24 ans, qui sera le chef de file. Et non pas Patrick Uldry, comme cela avait été initialement prévu. Du côté de Neuchâtel (MCNE), David L’Epée, 26 ans, endossera la présidence.

Terreau commun
Les deux hommes se connaissent bien. Ils font partie d’Unité populaire; ce groupe de réflexion qui se veut apolitique est jumelé à Egalité et Réconciliation, qui est organisé autour de l’écrivain et provocateur Alain Soral. Il est passé de l’extrême gauche française au Front national, avant de se brouiller avec lui.

«Le discours et les méthodes du MCR sont très similaires aux thèmes que nous traitions au sein d’Unité populaire», relève David L’Epée. Ce dernier est convaincu qu’à Neuchâtel il y a un vrai besoin de «rendre la parole au peuple» et «de ramener le débat politique dans la rue». «Il faut redonner confiance à nos citoyens», résume-t-il. Pour le lancement, David L’Epée peut compter sur une trentaine de membres.

Sans élus dans des exécutifs, les deux présidents savent qu’ils devront redoubler d’efforts pour espérer se faire entendre.

«Nous allons battre le pavé pour écouter ce que nos citoyens ont à dire, promet Jonathan Newton. Le plein pouvoir doit revenir au peuple. Nous agirons ensuite en conséquence sur les sujets que nous pensons être porteurs. Ce qui est certain, c’est que nous n’allons pas forcément faire un copier-coller des thématiques du MCG.»

Pas des clones du MCG
Eric Stauffer, qui doit encore trouver un président pour diriger le Mouvement citoyens romands, assure d’ailleurs que «l’objectif est que les sections régionales soient très rapidement complètement autonomes». David L’Epée note ainsi qu’à Neuchâtel la thématique des frontaliers n’aurait jamais l’écho qu’elle a eu à Genève.

«Peut-être que sur le haut du canton, qui compte plus de frontaliers, il y aurait matière à travailler sur ce thème, analyse le président du MCNE. Nous irons sur le terrain pour nous en rendre compte. C’est aussi le signe qu’il serait judicieux d’avoir des sections régionales.»

C’est là l’une des ambitions de Jonathan Newton, qui souhaite offrir assez vite au MCVD des sections dans des grandes villes du canton. «C’est important si nous voulons être présents aux prochaines élections, note le président vaudois. Notre but est d’avoir des candidats pour siéger dans des exécutifs communaux et cantonaux.» Secrétaire général du MCG, François Baertschi dévoile même que les siens visent «sept sièges au Conseil national en 2011». Un objectif ambitieux. C’est plus que ce que les libéraux avaient avant leur fusion avec les radicaux.

Avec l’arrivée du MCR, d’autres partis doivent-ils trembler? Si David L’Epée insiste sur le fait que son mouvement n’est ni de gauche ni de droite, il concède que «les partis qui se préoccupent de l’électorat populaire, soit la gauche dure sociale et l’UDC seront, je pense, les premiers en concurrence directe avec nous». 

28.01.2010

Defamation : où est l'antisémitisme ?

OI !

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14.01.2010

Hillard : l'islam, dernier rempart contre le mondialisme

09.01.2010

L'immigration, un instrument du mondialisme


 
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M. Claude Calame, éminent intellectuel du système, directeur d’études à
l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris s’est fendu il y a quelques jours (le 7 décembre) d’une chronique parue dans plusieurs titres de presse en France et en Suisse romande. 

Le titre de son papier vaut à lui seul le détour : Les apories discriminatoires du libéralisme productiviste. C’est clair pour tout le monde ? Non, pas tout à fait ? Aucune importance, un vrai universitaire ne s’adresse toujours qu’à d’autres universitaires, seuls lecteurs susceptibles de le comprendre – et dans le cas de M. Calame, c’est sans doute mieux ainsi car il n’y a guère que dans la cafétéria de Sciences-Po qu’on peut prendre pour argent comptant les arguments fantaisistes qu’il déploie.

Vous l’aurez compris si vous avez pris la peine de décrypter le titre ampoulé de l’article, il s’agit d’un texte essayant de mettre en lumière les discriminations engendrées par le capitalisme. Sujet intéressant – c’est, en gros, ce que nous faisons ici chaque semaine avec “nos mots à nous”. M. Calame nous expose donc ce qu’est le but du capitalisme et ce qu’il croit être ses moyens :
« Dans la perspective de maximiser le profit économique, il s’agit de favoriser la production et le libre commerce des marchandises mais de restreindre la circulation de leurs producteurs, et davantage encore l’immigration de celles et ceux qui sont exclus d’un système productiviste désormais mondialisé. […] A l’externe, [la politique concertée de développement mondial du capitalisme] empêche l’immigration de celles et ceux qui sont les victimes des vastes crises provoquées par un système refusant toute régulation qui répondrait à des critères autres que celui du profit : crises économiques, alimentaires et désormais financières. »

Il y a à la fois du vrai et du faux dans cette phrase. Du vrai car oui, le capitalisme vise toujours à la maximisation du profit et oui, la mondialisation du système productiviste (c’est-à-dire la transformation de nombreux pays en zones réservées pour telle ou telle tâche précise dans la chaine de production – d’où l’expression “atelier du monde”) met des millions de gens sur la paille et, parmi eux, en pousse un grand nombre à quitter leur pays pour tenter leur chance ailleurs. Du faux car le capitalisme, s’il favorise le libre commerce (libre circulation des biens et des capitaux à travers le monde) ne fait rien, mais vraiment rien, pour faire barrage à la libre circulation des personnes et à plus forte raison des travailleurs. Bien au contraire !

« D’une part on supprime toutes les barrières dont on prétend qu’elles entravent le marché et la circulation des gains financiers qui en sont retirés ; d’autre part on restreint par une panoplie de mesures de discrimination juridique et policière les libertés fondamentales des ouvriers de la société productiviste, souvent au nom de la préservation de l’“identité nationale”. »

M. Calame persiste dans cette erreur grossière – erreur qui tient plutôt du mensonge car on peut espérer qu’un professeur de formation ait tout de même compris les mécanismes généraux de l’économie mondiale. Il fait semblant de croire que les décisions relatives à l’extension des marchés et celles concernant certaines restrictions s’appliquant aux droits des immigrés procèdent de la même autorité, or nous savons bien – spécialement en Suisse – qu’il n’en est rien. Si les mesures prises par l’OMC entrainant la déréglementation des marchés et l’ouverture des frontières n’ont rien de démocratique, les décisions prises de temps à autre chez nous pour “serrer la vis” à nos frontières sont la plupart du temps le fruit d’une votation populaire. M. Calame feint sans doute de l’ignorer pour ne pas avoir à confesser ce désamour de la démocratie qui caractérise aujourd’hui nombre d’intellectuels de la gauche bourgeoise.

Il faudra aussi qu’il nous explique ce que sont les “libertés fondamentales des ouvriers de la société productiviste”. J’aurais tendance  penser qu’il s’agit entre autres du droit de trouver un emploi dans son pays, mais pour M. Calame, cette liberté semble plutôt se résumer au droit de se faire exploiter à l’autre bout du monde en faisant jouer la sous-enchère salariale. Chacun sa vision du socialisme.

Quant à ce qu’il pense de l’identité nationale, l’usage des guillemets dont il entoure cette expression en dit sans doute assez long sur le crédit qu’il lui accorde. Nous faire croire que les multinationales éprouvent le moindre état d’âme pour l’identité nationale relève de la malhonnête intellectuelle pure et simple ! Le principe de la nation s’oppose par essence à celui de la mondialisation libérale : le marché global veut s’immiscer partout mais les nations ont des frontières, il veut libéraliser tous les secteurs mais les nations sont dirigées par des Etats, il veut créer un modèle de consommateur unique mais les nations cultivent leurs identités culturelles respectives.

« L’idéologie de l’économie de marché est devenue national-libéralisme. »

Avec M. Calame, nous ne sommes plus à un oxymore près… Faudra-t-il encore et toujours répéter que le terme fantasmatique “national-libéralisme” porte en lui-même sa propre contradiction ? Si, comme la réalité des marchés en atteste, la forme moderne du libéralisme est résolument mondialiste, comment pourrait-elle être à la fois nationale ? Il faut être méchamment naïf pour croire que si la loi donne à un grand PDG les moyens de maximiser ses profits en délocalisant ou en faisant jouer la concurrence entre travailleurs indigènes et étrangers, il va s’en abstenir par patriotisme ou par conscience civique ! Un national-libéral, si ce type de mutant existait, serait assurément moins libéral qu’un capitaliste global, mais dans la gauche d’aujourd’hui, il faut croire qu’on préfère voir l’ombre menaçante du Grand Capital chez les patrons de PME et les petits indépendants que chez les trusts internationaux…

A titre d’exemple des exclusions prétendument encouragées par le système capitaliste, il cite la récente votation suisse sur les minarets et dit la chose suivante :
« Encore une fois le “ça suffit” populaire que permet la démocratie directe a été détourné sur un autre, diabolisé. »
Et pour le coup, la logorrhée trotskisante passe de moins en moins bien car on désespère d’y trouver encore le moindre signe de cohérence. Si on comprend bien, M. Calame met dans le même panier les décisions prises par le peuple et celles prises par le grand capital – ce qui pour un socialiste est plutôt original – et considère que l’interdiction des minarets fait le jeu du libéralisme mondial, à rebrousse-poil de tous les analystes qui nous assuraient que cette même interdiction allait inévitablement décourager dans notre pays tous les investissements financiers en provenance du monde arabe… Allez comprendre !

Ce qu’on retiendra surtout, c’est que la démocratie est pour M. Calame une bonne chose lorsqu’elle va dans son sens mais qu’il suffit qu’elle s’en écarte (ce qu’elle fait la plupart du temps sans doute) pour qu’elle ait nécessairement été “détournée” de sa cible… Un seul élément évident émerge dans cet imbroglio : les gauchistes, tout en faisant mine – devant un public d’universitaires tiraillés entre leurs idéaux et leur situation sociale – de combattre la droite libérale et ce qu’il est convenu d’appeler les forces de l’argent, vont en fait main dans la main avec leurs frères ennemis puisque leurs visions du monde respectives ne se distinguent plus guère que par la rhétorique qui les emballe. Des deux côtés le mondialisme, des deux côtés l’immigration “libre et non faussée”, des deux côtés la haine et le mépris des nations, des peuples et des identités.

David L'Épée pour Unité Populaire

Libération nationale !

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07.01.2010

Michel Collon nous parle du Venezuela

collon%2001.jpgJ’ai eu le plaisir de me rendre à Annemasse, en France, près de Genève, afin de rencontrer et d’écouter le journaliste belge Michel Collon  qui, dans la lignée de Noam Chomsky et de William Blum, pratique depuis de nombreuses années un journalisme de recherche de la vérité en investiguant sur les nombreux mensonges des médias – Kosovo, Irak, Amérique Latine, Israël…

Michel Collon commence sa conférence par son expérience du Venezuela où il a pu observer que la pauvreté est étonnamment présente dans le pays en dépit du fait que ce dernier est l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde depuis plus d’un siècle. Si tant de Vénézuéliens vivent dans des taudis, sans eau, sans électricité, sans ressources… où est parti l’argent ? En direction d’une toute petite élite et au profit de quelques multinationales. Comment cela s’est il produit ? Un certain nombre de mécanismes se sont mis en place qui permettent cela et placent les pays d’Amérique Latine en état de dépendance à l’égard des multinationales d’Amérique du Nord et d’Europe. D’abord au moyen des conquistadors au service de l’Espagne dès le XVIe siècle et jusqu’au  XXIe siècle en passant par le commerce triangulaire, l’esclavage et la doctrine Monroe. Michel Collon décrit ce mécanisme qu’il nomme “les 7 fléaux de l’Amérique Latine” :

 

1. pillage des ressources naturelles (or, pétrole, gaz, agriculture, biodiversité)

2. pillage de la main d’œuvre (travailleurs sous-payés, conditions de travail difficiles, insalubrité, travail dangereux, etc.)

3. assassinat de l’agriculture par l’importation de produits étrangers subventionnés par les USA ou l’EU

4. vente du pays par ses propres élites

5. dette (instrument de chantage incitant par la force aux “réformes” ultralibérales)

6. privatisation (plus de 1000 sociétés publiques privatisées depuis 1989 !)

7. vol de cerveaux (et non fuite) – médecins, techniciens, personnes formées, autant de forces vives du savoir et de l’économie qui ont reçu une excellente formation au pays mais qu’on en fait sortir une fois leur diplôme en poche pour servir des intérêts privés ou étrangers.

 

Ces sept péchés se retrouvent dans d’autres pays du Sud, en Afrique notamment. Michel Collon critique de manière générale la forte migration du Sud vers le Nord qui appauvrit les pays du Sud et amène une pression salariale énorme sur les travailleurs du Nord : il faut une vraie solidarité Nord-Sud qui ne soie pas fondée sur l’exploitation. Sans cela, il est à craindre que le système des multinationales qui mène le monde n’amène à des guerres entre le Nord et le Sud, ainsi qu’à une tiers-mondialisation des pays occidentaux. Michel Collon oppose ces sept fléaux aux “sept péchés capitaux d’Hugo Chavez”, titre de son dernier livre. Ces fléaux ont pour résultat d’amener le pays-cible à une dépendance à l’égard de l’étranger.  Ils ne peuvent se résoudre un par un, mais uniquement comme un tout, afin de briser ces liens malsains et d’acquérir l’indépendance politique et économique de ces nations. C’est  ce qu’un Hugo Chavez au Venezuela ou un Evo Morales en Bolivie ont commencé à faire.

Michel Collon raconte ensuite les événements qui ont amené Hugo Chavez au pouvoir. Après une longue période d’exploitation du Venezuela par ses élites et les multinationales étasuniennes et l’appauvrissement de la population locale, celle-ci à manifesté son mécontentement envers le Président d’alors, Carlos Andres Perez, qui fit réprimer la contestation de manière très brutale – plus de 3000 morts et pratiquement sans aucune mention dans nos médias occidentaux à géométrie, intérêts et intégrité variables... Ces événements ont consommé le divorce entre le peuple et ses élites. Malgré l’échec du coup d’Etat de 1992 de l’armée – dont les troupes et les officiers proviennent des classes populaires – mené par Chavez, ce dernier, une fois libéré en 1994, a gagné les élections présidentielles de 1998 à la surprise générale. A en croire les sondages sur le taux de satisfaction de la population, ce changement fut ressenti comme une bonne chose peur 70% des citoyens.

Une fois au pouvoir, Hugo Chavez, sans grande expérience et héritant malgré lui d’une administration bureaucratique et corrompue, engagea rapidement des réformes fondamentales en faveur de la population :

 

- changer la constitution, la rendre plus démocratique, donner plus de droits aux citoyens, notamment la possibilité de demander un référendum révocatoire à mi-mandat pour les élus ;

- utiliser les revenus du pétrole pour aider le développement et financer les programmes sociaux ;

- faire participer le Venezuela à l’ALBA, une organisation qui a pour but de promouvoir le commerce équitable entre pays d’Amérique Latine ;

- prendre de mesures d’urgence contre la pauvreté ;

- mettre en place de programmes de lutte contre l’analphabétisme et des programmes d’alphabétisation qui ont fait passer l’illettrisme à 0% selon l’UNESCO ;

- améliorer les programmes de santé (opération Milagro pour la vue, etc.)

 

Ces programmes ont des résultats spectaculaires qui ont fortement réduit la pauvreté et apporté la démocratie populaire à tous les niveaux de la société – même si c’est parfois de manière un peu confuse. Bref, l’expérience chaviste est intéressante et nombre d’autres pays du tiers monde s’en inspirent de plus en plus : Bolivie, Equateur, etc. Ceci déplait fortement aux multinationales et aux Etats-Unis, notamment aux immenses  et puissants groupes pétroliers qui n’hésitent pas à influencer les médias et les politiques pour diaboliser le “communiste” Chavez, notamment au moyen de fausses informations, de calomnies et de montages erronés. Le coup d’état de 2002, financé et organisé par la CIA, qui échoua après 48 heures, a révélé de nombreux exemples de manipulation dans les télévisions et les journaux.

Le lien entre le Venezuela et la Palestine est fait par l’histoire de l’industrie du pétrole et des multinationales qui gèrent son exploitation et sa distribution. Michel Collon décrit la doctrine Kissinger qui planifie le contrôle des pays producteurs de pétrole et qui s’appuie sur Israël pour dominer le Moyen-Orient. Dans ce contexte, la Palestine est une épine douloureuse dans le pied de ces stratèges car, par la résistance de la population palestinienne, elle est très dangereuse. La Palestine fait preuve à la fois d’une vraie opposition et d’un vrai sens démocratique qui ennuient fortement les dirigeants des régimes du Moyen-Orient qui sont obligés par leur allégeance envers les Etats Unis et à qui doivent toutefois ménager la rue en soutenant – en paroles seulement – le combat des Palestiniens contre l’occupation israélienne dans les territoires occupés.

Michel Collon revient sur l’image très forte d’Hugo Chavez qui, selon lui, ne bénéficie pas d’un culte de personnalité mais est la manifestation d’une affection sincère du peuple pour son président. Un dirigeant sans son peuple n’est rien ; un peuple sans dirigeant ne peut appliquer les idées qui l’animent ni ne peut arriver à changer la société. Pour conclure, il encouraga à recréer le lien social (lien si cher a Soral, à Livernette et à nous autres d’Unité Populaire) et à la participation populaire dans la politique locale pour forcer les élus à pratiquer enfin la justice sociale. Il rejoint à cet égard les théories de William Blum sur la responsabilité que les citoyens ont de protéger le droit souverain des nations et le droit qu’ils sont à prendre l’initiative d’expériences alternatives au modèle ultralibéral.

Pour plus d’informations, voir l’excellent site : www.michelcollon.info

 

pour Unité Populaire, Piero Falotti

source: http://www.unitepopulaire.org/index.php?option=com_conten...

Conférence d'Alain Soral le 23 janvier 2010 à Vaulx-en-Velin (69)

 

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lain Soral, président d'Égalité & Réconciliation, sera en conférence le 23 janvier 2010 à 20h à Vaulx-en-Velin, près de Lyon.

Thème: La France, l'islam et les banlieues face à l'Empire mondialiste. 

Prix de l'entrée: 5 euros.

29.12.2009

Eden Pastora

 

Eden Pastora est un homme politique du Nicaragua qui tenta de se faire élire à la présidence du pays en 2006. Il termina 5ème de la course. Dans les années précédentes, avant que le régime de Somoza ne tombe, Pastora était le chef de la plus grande milice du sud du pays. Il était surnommé le Comandante Cero (commandant zéro). Son groupe était le premier à se déclarer « Sandiniste ». Il s’allia ensuite avec la FSLN (le front sandiniste de libération nationale). Peu de temps après la victoire du FSLN, il fut déçu par ses anciens amis et fonda la ARDE, l’alliance démocratique révolutionnaire visant à dénoncer le régime. Il refusa aussi de travailler avec la CIA et fut ensuite vu come un ennemi des USA. Il est connu pour ses phrases parfois incongrues dans les entrevues notamment quand on lui demanda un jour ce qui le détendait et qu’il répondit que c’était faire l’amour à sa femme.
Pastora naquit en 1937. Son esprit révolutionnaire naquit à 7 ans lorsque son père fut assassiné par le chef de la garde nationale. Plus tard, alors qu’il était chez les jésuites au lycée, il entendit parler par son professeur d’histoire d’Augusto Cesar Sandino. Il s’opposa dès lors au gouvernement de Somoza et créa dans les années 60 un mouvement de guérilla dans le sud du pays. En 1978, il fut le cerveau de l’opération et l’un des 19 membres du commando qui s’empara du palais présidentiel. Ils prirent en otage des membres du congrès dont le frère du président Somoza. Ils leurs firent alors un procès et les kidnappèrent. Ils furent libérés contre une grosse rançon. Chaque membre du commando avec un nom de code chiffré. Pastora était Zéro, surnom qu’il gardera. L’opération rendit furieux Somoza et est considérée comme un tournant dans le soutien populaire pour la guérilla. Le président lança ses troupes les plus importantes contre Pastora dans le sud du pays. Malgré les lourdes pertes, les rebelles tinrent bon, permettant aux autres régions de s’organiser et de mener finalement à la victoire.
Peu de temps après la victoire, Pastora fut déçu par les chefs sandinistes qui profitèrent du luxe offert par leurs nouvelles fonctions. La révolution ne profitait pas aux paysans et aux indiens qui l’avait pourtant rendue possible. Il entra de nouveau en clandestinité, reformant sa guérilla dans le sud du pays afin de lutter contre ses anciens alliés sandinistes. On les appela alors les « Contras ». Il ne réussit pourtant pas à renverser le régime. En 1984, il fut victime d’un attentat qui le blessa et tua trois journalistes lors d’une conférence de presse. Au retour de la démocratie, Pastora sortit de la clandestinité. Il possède quelques bateaux pêchant le requin à San Juan Del Norte. Il fut marié trois fois et attribue ses échecs matrimoniaux à une vie passée en clandestinité. Il est le sujet d’un documentaire et inspira l’auteur colombien Garcia Marquez.

28.12.2009

Holocaust sioniste - Gaza résiste !

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19.12.2009

CPI Brindisi: NO IMPORT , difendi l'agricoltura nazionale

No import: difendi l'agricoltura nazionale. Questo lo slogan lanciato dai rurali raccolti attorno alla federazione di Brindisi di Casapound Italia, l'associazione di promozione sociale che ha organizzato sabato 16 dicembre 2009, un cordone di trattori agricoli partito alle ore 18.30 da piazza Matteotti, e conclusosi nella centralissima piazza Dante, a Francavilla Fontana.

L'evento nasce dalla insofferenza dei produttori e trasformatori agricoli locali per il calo dei prezzi alla produzione dovuto alla concorrenza che essi giudicano sleale dei paesi terzi, i cui prodotti a causa della globalizzazione vengono introdotti indiscriminatamente nel mercato interno senza che i paesi di provenienza abbiano gli stessi regimi di controllo sanitario, nonché medesimi livelli di tutela e di costi sociali e del lavoro. Oltre a chiedere il blocco delle importazioni dai suddetti paesi, i produttori chiedono valorizzazione della qualità e delle cultivar autoctone come si legge nel manifesto che ha annunciato l'evento.

Al termine del corteo, svoltosi in maniera ordinata, si è consumato un proficuo incontro fra produttori ed autorità locali, che ha visto queste ultime accettare l'impegno in una battaglia protezionista nei confronti dei prodotti nazionali contro gli effetti della globalizzazione economica. Contestualmente all'incontro, è stato allestito dai produttori un gazebo a promozione delle tipicità agroalimentari locali e nazionali.

 

18.12.2009

À l’ombre du minaret en flammes ! par Alain Soral


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hronique d'Alain Soral dans Flash N°29.

À l'ombre du minaret en flammes !

Le positionnement politicien de Marine Le Pen est excellent pour le FN.

La critique du mondialisme c’est la défense de la France.

La critique de l’islam radical c’est la défense de la France. 

Les Français sont exaspérés par la violence économique mondialiste.

Ils sont exaspérés par l’arabisation de la France…

Marine donne donc l’impression de vouloir sauver la France, mais comme Milosevic qui voulait sauver la grande Serbie (plutôt que la Fédération yougoslave), ne risque-t-elle pas, dans les faits, de la précipiter dans la guerre civile ?

Et la guerre civile, n’est-ce pas ce que veut l’Empire mondialiste, lui qui prospère partout, en Yougoslavie, au Liban, en Irak… sur les décombres des nations ?

L’Empire, qui est à Wall Street, et qui sait que pousser le salarié français paupérisé contre l’Arabe lui coûtera moins cher que d’augmenter son salaire, lui redonner un emploi en cessant de désindustrialiser son pays.

Qui sait que désigner l’Arabe – rhabillé en musulman – comme responsable de ses souffrances, lui évitera lui, de passer à la caisse… et à la casserole.
Et c’est forcément électoralement très efficace, puisque là ou il y a le plus de Français qui souffrent de la crise économique, c’est là où il y a, aussi, le plus de musulmans déguisés en Arabes… 

Des racailles aussi, élevées à l’idéologie libérale de la maille, des meufs et du bling-bling, comme Doc Gynéco et son petit pote Sarkozy junior (dit Mosey), mais de ceux là, étrangement, on ne parle plus, ils ne sont pas musulmans.

Pourtant ce ne sont pas les musulmans qui volent, qui insultent la police et qui taguent !


S’assimiler, oui… Mais à quoi ?

Quant au retour à l’assimilation, je veux bien, mais l’assimilation à quoi ?

À la France de Sarkozy l’Américain qui fait du jogging avec tee-shirt NYPD et Ray Ban ?

Quelle légitimité a ce faux Français pour demander aux musulmans de s’assimiler, quand lui et toutes nos élites politiques, culturelles, assimilent à marche forcée la France au communautarisme anglo-saxon ? 

Comment oser exiger qu’on en finisse avec le communautarisme, quand on va chaque année prendre ses ordres au dîner du CRIF ? Ce CRIF qui, après nous avoir seriné que le problème en France, c’est l’islam, vient de se prononcer POUR les minarets, le communautarisme et la guerre civile ?
Plus sérieusement, comment s’assimiler à la culture française en banlieue entre la barre HLM Youri Gagarine, la médiathèque Robert Schuman (membre du premier gouvernement Pétain) et le fast-food Mac Donald ?

À la limite, moi aussi je suis pour que les musulmanes enlèvent leur foulard dans l’espace public… à condition que les Juifs enlèvent leur kippa. Parce qu’en centre-ville on ne voit pas de foulards mais des kippas, et elles sont réapparues bien avant les foulards…

Et même si je vous accorde que ces jeunes barbus de trois jours, ces jeunes filles à foulard pour la frime et la drague sont agaçants, plus exaspérantes encore sont les manipulations des autres, cette bêtise de tous, musulmans et gaulois, fonçant tête baissée dans le piège à coup de surenchère identitaire.


S’il n’y avait pas eu l’immigration de masse…

Mais la colère ne doit pas nous faire oublier que l’arabisation de la France est d’abord la conséquence de l’immigration, de cette immigration à marche forcée contre la volonté des peuples – de tous les peuples, Français comme Maghrébins – voulue par le mondialisme. 

Au point de nous faire oublier d’ailleurs qu’islam ne veut pas nécessairement dire arabe…

Alors au lieu d’aller au clash, en jouant le jeu du “Conflit de civilisations” qui est le jeu de l’Empire, ne devrions nous pas plutôt, nous les nationalistes par patriotisme véritable, donner la parole aux Français musulmans, à ceux qu’on ne voit jamais dans les médias qui invitent de plus en plus complaisamment Marine pour faire le sale boulot – car ce sale boulot, voulu par la classe politique tout entière, de la gauche Caroline Fourest à la droite Alain Finkielkraut, ce sale boulot du ratonneur, il faudra encore que ce soit la droite nationale qui le fasse. La bourgeoisie cosmopolite, elle, veut garder les mains propres ! 

Alors plutôt que de tomber une nouvelle fois dans le piège de “l’extrême droite”, pourquoi ne pas donner la parole à cette nouvelle génération de Français musulmans patriotes, qui sont bien plus nombreux que les femmes en burqa ?

Exiger que cessent enfin de parler à leur place, pour si mal les défendre, Mélenchon le laïcard, qui croit encore que ce sont les papiers qui font l’appartenance à la nation (les Juifs Allemands aussi, monsieur Mélenchon, avaient des papiers en 33, et ils ont bien dit à Hitler l’autrichien qu’ils étaient plus Allemands que lui ! Sur le papier ils avaient raison mais ça n’a pas suffi.) Que se taise aussi Vincent Peillon le shoatique, qui regarde visiblement plus vers Yad Vashem que vers Gaza. Les musulmans français, ils s’en foutent de la Shoah monsieur Peillon, ce ne sont pas eux qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain, c’est la chambre du Front populaire ! Quant à Julien Dray l’antiraciste, pour lui, après 25 ans de nuisance et d’arnaques, la messe est dite ! Et même le gentil Ramadan, même lui l’universitaire suisse, qu’il laisse aussi parler le musulman français pour qu’il puisse dire enfin à son concitoyen gaulois qui souffre :

Que l’islam n’est pas une religion arabe, mais universelle.

Que ses valeurs sont aussi des valeurs de résistance au mondialisme qui nous détruit tous.

Et que s’ils sont de confession musulmane, en tant que patriotes français, ils sont aussi résolument contre l’immigration, le mondialisme et l’arabisation du pays.

Qu’ils sont plus encore, contrairement à Cohn-Bendit l’internationaliste, BHL le cosmopolite et Besancenot le métisseur, pour l’indépendance de la France et pour la francisation de l’islam. Et rien dans les cinq piliers de l’islam, rien dans sa théologie ne l’interdit, au contraire.


Ceux qui voudraient nous pousser à la guerre civile…

Car si Mahomet est le prophète arabe de Dieu, comme Jésus était juif, Allah, lui, est le Dieu de tous les hommes, et ses valeurs morales sont universelles, contrairement à celles de Philippe Val…

Il n’y a donc aucune obligation que le musulman français se présente à nous en babouches, avec coupole et minaret. Le Chinois qui se convertit au catholicisme se fait-il débrider les yeux ? Renonce-t-il, pour construire églises et mosquées, au toit pagode de son terroir ? Non. Il faudrait un peu voyager.  Voilà ce que les musulmans français, ayant enfin accès à la parole, et non plus les francs-maçons, doivent dire maintenant aux citoyens français de souche : qu’une mosquée n’a pas en France à être un monument d’importation orientale.

Que la foi authentique ne se réduit pas à ses signes temporels et contingents et qu’ils sont donc, eux aussi, contre les minarets inutiles et autres signes ethniques dans l’espace public. 

Qu’en résumé, ils sont eux aussi contre la colonisation.

Le dire vite, clair et fort au peuple de France en colère, pour ne pas devenir, demain, les boucs émissaires de la crise pilotée par Wall Street, savamment relayée en France par le CRIF et dont Marine, à ne pas plus y réfléchir, risque de devenir le prophète !

Parce que sur le plan pratique, qu’il y ait loi ou ordonnance anti-burqa, comment dévoile-t-on les femmes dans l’espace public ?

On envoie des petits bleus, élevés au droitsdel’homme, arracher les fichus de force, dans des lieux de non droit peuplés de sous-prolétaires très nerveux sur le respect, là où, même avec un ballon de basket, les flics ne peuvent déjà plus mettre un pied ?

Donc la loi anti-burqa c’est du flan, du signe, une déclaration de guerre… 

Pousser les musulmans humiliés à se radicaliser. Ça n’a pas réussi avec le foulard au moment de la seconde Intifada ? Alors on y retourne avec la burqa avant de bombarder l’Iran (Iran qui, au passage est musulman et perse).

Ils vont finir par l’avoir leur guerre civile généralisée, nos mondialistes pour qui toute nation solidaire et forte est un obstacle au futur gouvernement mondial, comme en ex-Yougoslavie, en Irak, au Liban, en Palestine !

Milosevic aussi, au lieu de sauver la fédération yougoslave, a voulu sauver la grande Serbie, et les Serbes ont eu la petite Serbie, avec la partition du Kosovo. Souvenez vous, là aussi BHL, Kouchner et Glucksmann le Tchétchène étaient tous pour les minarets !

C’est à ça que devraient penser les Français en colère avant d’emboucher les trompettes de la Reconquista et, au lieu de regarder vers les identitaires hollandais ou danois, tous agents de l’Empire et sionistes (comme pour Dantec, le sionisme est un très bon marqueur), ils devraient regarder plutôt du côté du général Aoun, qui connaît, lui, la guerre civile, ses dégâts, ses buts et ses causes ; le général Aoun tendant la main, en véritable patriote, à Nasrallah du Hezbollah…

Inch’Allah !

Alain SORAL

16.12.2009

La dissidence face au Nouvel Ordre Mondialiste à Marseille

15.12.2009

Le syndicalisme révolutionnaire


 

Sorel emprunte à Fernand Pelloutier la théorie du « syndicalisme révolutionnaire ». Ce bourgeois consacre son énergie à donner un esprit nouveau aux Bourses du travail, afin que cette organisation soit intégralement l’œuvre de la classe ouvrière et vouée à l’éducation de celle-ci ; le caractère corporatif des bourses du travail se veut paradoxalement d’esprit révolutionnaire, en ceci précisément qu’un refus d’agir sur le plan politique est la négation même de l’État. Les syndicats qui y œuvrent n’aspirent pas à former un syndicalisme de masse. Pelloutier lance le mot d’ordre de la «  grève générale » qu’il fait adopter au Congrès des Bourses du travail de 1892 et à travers lequel s’exalte toute l’ardeur révolutionnaire du mouvement ouvrier.

À la suite de ces faits et s’inspirant fortement de Pelloutier, Sorel élabore sa propre pensée, ce qui nous vaut en 1898 L’Avenir socialiste des syndicats (texte repris dans Matériaux pour une théorie du prolétariat, 1919), mais surtout les Réflexions, tant il est impossible de marquer des frontières abruptes dans une pensée mouvante. Se font sentir les influences plus lointaines de Proudhon et de l’anarchisme, mais aussi celle de Marx, notamment à propos de la notion de classe. Sorel est trop pluraliste pour accepter que la société soit divisée en deux blocs antagonistes et deux seulement, car le critère économique ne suffit pas à définir une classe ; le critère psychologique ou celui de la conscience a une plus grande importance ; Sorel suit Marx qui établit une différence essentielle entre une classe en soi et une classe pour soi. Néanmoins, cette conception dichotomique a une portée morale, éducative. Elle fait ressortir le niveau où se situe la lutte de classes qui n’est pas n’importe quel combat des pauvres contre les riches, mais un combat total, absolu, incessant. À cet égard, le prolétariat en lutte doit assumer l’héritage de la bourgeoisie et de son esprit industriel. Il ne peut y avoir de terme à la lutte de classes parce qu’en elle, chaque fois, l’énergie humaine l’emporte sur la décadence. Pour toutes ces raisons, plus encore que Pelloutier, Sorel pense que les syndicats ont plus d’importance que les partis politiques ; il leur confère un rôle primordial.

Louis Soubise, Sorel.

09.12.2009

Al-Zaïdi : un symbole de la résistance anti-américaine

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 Mardi 8 décembre, le Club 44 recevait un invité de marque : Muntader Al-Zaïdi, journaliste irakien devenu célèbre dans le monde entier pour avoir osé, lors d’une conférence de presse de l’ancien président George Bush en Irak, lancer sur celui-ci une de ses chaussures en signe de protestation. S’en étaient ensuivis plusieurs mois de prison, dont trois d’isolement complet, et de nombreuses tortures, avant sa libération et son départ pour la Suisse, où le journaliste réside pour quelques mois, le temps de mettre sur pied une fondation en faveur des veuves et des orphelins de guerre, l’Al-Zaïdi Foundation.

Après avoir remercié la Suisse de l’avoir accueilli – « La Suisse, nation du monde libre » a-t-il précisé, rappelant que notre pays n’avait pas pris part à la croisade américaine en Orient – Al-Zaïdi a tenté de nous décrire la situation actuelle du peuple en Irak, la terreur qui y règne, l’insécurité permanente, l’écrasement physique et moral des habitants sous la botte de l’occupant. Contenant avec peine son émotion, il a évoqué devant nous les passants écrasés par les hammers et les jeeps de l’armée US, les gamins de sept ans tirés dans la rue à bout portant par les snipers américains, les viols en série, l’inquiétude des parents lorsque leurs enfants sont sur le chemin de l’école, la pénurie de tous les biens de consommation (y compris le pétrole, ce qui est un comble !), la corruption généralisée des partis au pouvoir (plusieurs dizaines de milliards de dollars !), tous sous contrôle de l’envahisseur, l’humiliation quotidienne de tout un peuple sous le joug de l’étranger.

L’engagement d’Al-Zaïdi en faveur de la paix ne date pas d’hier. Journaliste depuis plusieurs années pour la télévision, ses ennuis ont vraiment commencé le jour où il a réalisé un reportage sur le cas d’une femme violée par des GIs. Quelques heures après avoir rendu sa vidéo, il apprend qu’elle sera censurée et il est kidnappé par des agents américains qui le séquestrent plusieurs jours, le frappent et le menacent de mort. Rendu à la liberté, il décide pourtant de ne pas se laisser intimider et continue, tant que faire se peut, de faire son travail d’information avec sérieux, quitte à voir sa sécurité devenir de plus en plus compromise. Puis vient ce fameux jour de l’“attentat” à la chaussure. « Toutes les informations que vous avez pu obtenir sur la situation en Irak, nous explique-t-il, sont les informations que les Américains veuillent que vous receviez. On a fait croire au monde que l’armée US a été accueillie par notre peuple comme une armée de libérateurs, que nous l’avons reçue avec des roses. Si j’ai lancé ma chaussure contre Bush, c’était pour montrer au monde que non, personne ne le recevait avec des roses ici ! » Il précise le sens de ce symbole : « J’ai répondu à leur agression par une chaussure, parce que ce sont des chaussures qui nous écrasent tous les jours, parce que c’est sur leurs chaussures qu’on trouve le sang de nos concitoyens. »

L’Irak d’aujourd’hui, nous rappelle-t-il, c’est plus d’un million de martyrs, plus d’un million de veuves et plus de cinq millions d’orphelins. « En ce 9 décembre, pendant que nous parlons, ont eu lieu plusieurs attentats, plusieurs agressions, une centaine de morts rien que pour ce mardi. » L’Irak occupée, ce sont aussi des destructions matérielles incommensurables, des écoles fermées et un recul historique du niveau général d’instruction de la jeunesse, des dizaines de milliers de prisonniers détenus sans chef d’accusation. Al-Zaïdi a subi le sort de ces prisonniers : on l’a bastonné à coups de barres de fer et de câbles électriques, on l’a forcé à rester dans l’eau glacée en plein mois de janvier, on lui a fissuré le crâne, brisé les dents et le dos – et quant aux autres tortures subies, par pudeur, il préfère ne pas les évoquer devant nous. Aujourd’hui à peu près remis de ses blessures, il est toujours suivi médicalement et avoue, même hors d’Irak, vivre dans une menace permanente – bien qu’il précise qu’en Suisse, il n’a pour le moment rencontré aucun problème. Il ne souhaite toutefois pas demander l’asile politique chez nous : son but, coûte que coûte, est de retourner dans sa patrie pour œuvrer pour la paix et pour mener la lutte contre l’occupant ; il dit être prêt à offrir sa vie pour cette cause. « Il y a deux types de journalistes en Irak : les collaborateurs et les résistants. Je fais partie des premiers. »

S’en est suivie une petite partie de questions-réponses avec le public – j’en retranscris ci-dessous les plus intéressantes :

 

Pensez-vous que l’arrivée au pouvoir de Barak Obama puisse représenter un espoir pour le peuple irakien ?

« Jamais un homme politique n’aura autant parlé de paix sans faire quoi que ce soit dans ce sens. Ceux qui lui ont remis le Prix Nobel de la paix ont fait une grosse erreur ! Entre Bush et Obama, il n’y a pas de rupture, c’est une permanence. Mais il est vrai qu’Obama n’est que le fonctionnaire d’une plus grosse machine et qu’on ne peut pas demander à un simple fonctionnaire d’outrepasser ses fonctions… »

Si les Américains quittent l’Irak, ne risque-t-on pas de voir la guerre civile se radicaliser entre communautés, en l’absence d’ennemi commun ?

« C’est un argument fallacieux qui a été largement propagé par les médias aux ordres. Il n’y a pas de “communautés” en Irak : il y a des sunnites, des chiites, des kurdes, des chrétiens, des gens qui pratiquent des religions différentes mais qui ne se regroupent pas en fonction de leur foi et qui vivent très bien intégrés les uns avec les autres. Les mariages entre les uns et les autres sont monnaie courante et, pour tout dire, on parle rarement de religion au quotidien. Certaines de ces religions ont cohabité sur notre territoire depuis des millénaires, nous n’avons tout de même pas toujours été en guerre ! Ceux qui, aujourd’hui, commettent des attentats et tentent en vain de répandre la guerre civile inter-communautaire ne sont pas des gens du peuple, ce sont des milices fanatisées ; ces dernières sont, directement ou indirectement, encouragées par le pouvoir américain qui souhaite développer le communautarisme pour nous affaiblir. »

Mais auriez-vous pu vous débarrasser de Saddam Hussein sans l’intervention militaire américaine ?

« Je ne répondrai qu’une chose : ce n’est pas parce qu’on a une épine dans l’œil qu’il faut se laisser énucléer. »

Quels seront les projets concrets que va lancer votre fondation ?

« Nous ne souhaitons pas faire du simple humanitaire, nous souhaitons intégrer les victimes de la guerre à ce travail de pacification. Par exemple, nous allons réunir des veuves pour fabriquer des objets et des jouets pour les orphelins d’Irak, et nous les ferons distribuer par des handicapés et des blessés de guerre. Comme le dit le proverbe chinois, nous ne désirons pas donner seulement un poisson à nos frères, nous voulons leur apprendre à pêcher. »

Que pensez-vous du récent vote en Suisse concernant les minarets ?

« Je ne connais pas très bien le paysage politique suisse. Mais je pense que vous devez faire confiance à votre démocratie : le peuple se trompe rarement sur ses intérêts. Votre modèle est exemplaire, je rêve de le voir un jour faire sa place en Irak. Nous sommes pour l’instant gouvernés par des collaborateurs. Peu m’importe que notre chef soit sunnite ou chiite, je ne désire qu’une chose : qu’il soit un nationaliste irakien ! Lorsque le soleil se lèvera enfin à nouveau sur ma patrie, lorsque l’occupant repartira, tous ceux qui se sont agglutinés autour de lui comme de la cire, tous ceux-là fondront car ils ne seront plus rien sans l’occupant. Le salut de mon pays ne viendra pas d’un prince sur un cheval blanc, c’est tout un peuple qui doit se lever ! Et demain, peut-être, la démocratie… »

 

compte rendu : pour Unité Populaire, David L’Epée

source : http://www.unitepopulaire.org/index.php?option=com_conten...

03.12.2009

Nicola Bombacci et la gauche fasciste

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